“J'ai peur de mourir de faim”.” Marie-Julina a dit.
“J'ai huit enfants et quatre petits-enfants qui vivent avec moi”, a-t-elle déclaré. “Je suis responsable de leur survie. Cela fait huit ans que nous n'avons pas assez à manger. Nous avions beau planter, rien ne poussait.
“Certains de mes enfants n'ont jamais eu plus d'un repas par jour. Ils n'ont jamais eu l'occasion de manger à leur faim. Leur estomac les ronge en permanence. Je suis très inquiète pour eux.”
Marie-Julina fait un signe vers la maison derrière elle. Elle est minuscule, sans porte et complètement vide, à l'exception des nattes de paille qu'elle traîne dehors pour s'asseoir.
La plupart des de Marie-Julina's les petits-enfants ne connaissent que la faim. Leur corps chétif et frêle témoigne d'une vie d'estomacs creux. Pourtant, ils jouent comme n'importe quel enfant. Marie-Julina les observe, souriant à leurs jeux simples. Mais elle ne sait pas combien de temps cela durera - leurs jeux ou leurs vies.
Marie-Julina fait ce qu'elle peut pour gagner un peu d'argent. Elle ramasse et vend du bois de chauffage. Elle fabrique et vend des nattes de paille. Mais la vente n'est pas très fréquente. La plupart de ses voisins ont également des difficultés. Elle sent qu'elle doit faire quelque chose, même si c'est pour un revenu maigre et imprévisible.
Les rares fois où elle peut faire une vente, Marie-Julina achète trois maniocs. Elle coupe les tubercules (semblables à des pommes de terre) en petits morceaux et les fait bouillir. Elle les répartit ensuite entre les 13 membres de sa famille. Pensez-y : trois grosses pommes de terre (et rien d'autre) pour nourrir plus d'une douzaine de personnes !
Ce sera leur seul repas pour toute la journée. Et peut-être le lendemain, et qui sait combien de temps encore.
“Lorsque je n'ai pas assez d'argent pour acheter du manioc, nous cherchons des fruits de cactus”, dit-elle. Certains de ses voisins ont planté des cactus pour clôturer leurs maisons. Marie-Julina et les enfants se promènent dans le village pour trouver ce qu'ils peuvent.
Dans le village de Marie-Julina, tout le monde souffre. La plupart des autres familles ont des pères et des maris qui les aident à subvenir à leurs besoins. Marie-Julina affronte chaque jour seule ; la survie de ses enfants repose sur ses épaules.
Pour Marie-Julina et sa famille, récoltes et souffrances vont de pair. Depuis huit ans, la sécheresse multiplie les souffrances de sa famille. Sans pluie, pas de récoltes. Pas de récoltes, pas de revenus. Pas de revenu signifie pas de nourriture. Et sans nourriture, quelqu'un finit par mourir.