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Kenya : Projet d'autonomisation des filles

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Par ADRA International
Publié le 18 décembre 2014

Confridah, 15 ans, a commencé le lycée avec enthousiasme. Elle excellait dans ses études et avait l'intention d'aller à l'université plus tard. Son père avait d'autres projets.

Il avait secrètement trouvé un mari pour sa fille et, conformément à la coutume en vigueur dans de nombreuses régions du Kenya, il allait la faire circoncire.

L'excision, plus précisément connue sous le nom de mutilation génitale féminine (MGF), est une pratique culturelle omniprésente qui marque, endommage et parfois même tue les femmes et les filles qui la subissent. L'âge est rarement un facteur, puisque l'on rapporte que des fillettes âgées de 4 ou 5 ans ont été excisées.

Lorsque Confridah a appris les intentions de son père, elle s'est enfuie de chez elle. Elle voulait rester à l'école et recevoir une éducation, et non devenir une statistique tragique. Les responsables de l'église l'ont hébergée jusqu'à ce qu'elle puisse entrer en contact avec ADRA, une agence dont on lui avait assuré qu'elle pourrait l'aider.

ADRA s'efforce d'éradiquer les mutilations génitales féminines au Kenya en mettant en œuvre des programmes tels que le projet d'autonomisation des filles. Ces programmes sensibilisent les filles à leur corps et à leurs droits, et viennent en aide à celles dont le corps et les droits sont bafoués.

Des ateliers de préparation à la vie quotidienne sont également organisés pour enseigner aux filles vulnérables et à leurs familles la valeur d'une femme en bonne santé et pour les aider à suivre une formation professionnelle et à s'inscrire à l'école.

Grâce au projet d'autonomisation des filles au Kenya, 670 filles ont été sauvées des mutilations génitales féminines.

Confridah est l'une de ces filles. ADRA l'a aidée à se réinscrire à l'école et elle est aujourd'hui mentor en matière d'éducation et de droits des femmes dans le cadre du programme scolaire d'ADRA, le Kenya's Girls’ Club (Club des filles du Kenya). Les 20 filles de ce club se réunissent régulièrement pour organiser des activités communautaires afin d'encourager et d'autonomiser d'autres jeunes filles.

ADRA croit au pouvoir des femmes comme Confridah, dont la passion incite les gens autour d'elle à créer le changement.

*Publié par l'Agence adventiste d'aide et de développement (ADRA), la branche humanitaire de l'Église adventiste du septième jour. En savoir plus sur ADRA.

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An African woman from Rwanda nearly and holding her child in a field as part of an ADRA program.

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