{"id":44336,"date":"2024-01-01T05:02:00","date_gmt":"2024-01-01T05:02:00","guid":{"rendered":"https:\/\/adra.org\/?p=44336"},"modified":"2026-04-13T20:43:05","modified_gmt":"2026-04-13T20:43:05","slug":"the-fight-against-open-defecation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adra.org\/fr\/the-fight-against-open-defecation","title":{"rendered":"La lutte contre la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre"},"content":{"rendered":"<p>Il n'a pas \u00e9t\u00e9 facile de changer des croyances de longue date dans la communaut\u00e9 de Mandahazo, dans la commune de Lazarivo. De nombreuses personnes pensaient que les latrines \u00e9taient li\u00e9es \u00e0 des esprits mal\u00e9fiques susceptibles de nuire aux enfants, ce qui faisait de la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre une pratique courante.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cConvaincre les gens d'utiliser des latrines a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s difficile. Lorsqu'on leur demandait pourquoi ils d\u00e9f\u00e9quaient \u00e0 l'air libre, ils nous r\u00e9pondaient que garder les excr\u00e9ments entre quatre murs \u00e9tait tabou et attirait le diable\u201d, explique Lambo Jean Mahafetsy, agent de sant\u00e9 communautaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant le projet ASOTRY, les d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 la diarrh\u00e9e \u00e9taient fr\u00e9quents. \u201cAvant, le village \u00e9tait tr\u00e8s sale. Dans de nombreux endroits du village, il y avait toujours un risque de marcher sur des excr\u00e9ments. Pourtant, l'eau que nous buvions n'\u00e9tait pas loin de l'endroit o\u00f9 nous d\u00e9f\u00e9quions. C'est pourquoi tant d'enfants mouraient de diarrh\u00e9e\u201d, explique Jean Rabemananjara, responsable de l'hygi\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour y rem\u00e9dier, le projet ASOTRY, par l'interm\u00e9diaire d'Action Intercoop\u00e9ration Madagascar (AIM), a introduit des activit\u00e9s d'assainissement et d'hygi\u00e8ne, notamment l'assainissement total pilot\u00e9 par la communaut\u00e9 (Community-Led Total Sanitation - CLTS).<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9quipes du projet ont travaill\u00e9 en \u00e9troite collaboration avec la communaut\u00e9 pour la sensibiliser aux dangers de la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre. \u201cNous les emmenons aux endroits o\u00f9 ils d\u00e9f\u00e8quent, puis nous leur demandons s'ils aimeraient manger \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l'endroit, et ils commencent \u00e0 \u00eatre d\u00e9go\u00fbt\u00e9s. Nous leur expliquons alors que les mouches transportent les microbes de leurs excr\u00e9ments vers leur nourriture, ce qui est \u00e0 l'origine de maladies telles que la diarrh\u00e9e qui a tu\u00e9 leurs enfants... c'est ainsi que nous les avons convaincus\u201d, explique Lambo Jean.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fil du temps, les attitudes ont commenc\u00e9 \u00e0 changer. Les familles ont commenc\u00e9 \u00e0 construire des latrines et \u00e0 nettoyer les zones de d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre, dont certaines ont ensuite \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es en champs de manioc.<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cCertains projets avaient d\u00e9j\u00e0 construit des latrines, mais personne ne les avait utilis\u00e9es. C'est ASOTRY qui nous a convaincus d'abandonner nos mauvaises pratiques... Les maladies commencent \u00e0 diminuer \u201c, explique Lamboharimana Gilbert, un autre agent de sant\u00e9 communautaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La construction des latrines n'a pas toujours \u00e9t\u00e9 facile. \u201cNous avons rencontr\u00e9 quelques difficult\u00e9s lors de la construction des latrines, parce que nous vivons sur un terrain rocailleux. Parfois, nous ne creusons que 50 cm et nous heurtons un rocher. Mais cela ne nous a pas d\u00e9courag\u00e9s. Finalement, notre village dispose aujourd'hui d'une quarantaine de latrines au total\u201d, explique Lamboharimana Gilbert.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"940\" height=\"696\" src=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/fight-against-open-defecation-story.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-44337\" srcset=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/fight-against-open-defecation-story.jpg 940w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/fight-against-open-defecation-story-300x222.jpg 300w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/fight-against-open-defecation-story-768x569.jpg 768w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/fight-against-open-defecation-story-16x12.jpg 16w\" sizes=\"(max-width: 940px) 100vw, 940px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Apr\u00e8s un examen minutieux et une v\u00e9rification par les autorit\u00e9s locales et le projet ASOTRY, le village de Mandahazo a \u00e9t\u00e9 officiellement d\u00e9clar\u00e9 exempt de d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre (ODF). Au total, 40 latrines ont \u00e9t\u00e9 construites gr\u00e2ce aux efforts de Lambo Jean et d'autres volontaires en sant\u00e9 communautaire.<\/figcaption><\/figure>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Convaincre la communaut\u00e9 de Mandahazo, commune de Lazarivo, d'abandonner la pratique de la d\u00e9f\u00e9cation \u00e0 l'air libre a \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable d\u00e9fi. La croyance veut que les latrines soient li\u00e9es \u00e0 des esprits mal\u00e9fiques qui tuent les enfants.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":44337,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[785,615,819,829,336],"tags":[869,1026,500],"class_list":["post-44336","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-africa","category-blog","category-madagascar","category-voices","category-wash","tag-adra-international-project","tag-asotry-project","tag-usaid"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44336","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=44336"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44336\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47907,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/44336\/revisions\/47907"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/44337"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=44336"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=44336"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=44336"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}