{"id":41628,"date":"2024-01-01T06:57:00","date_gmt":"2024-01-01T06:57:00","guid":{"rendered":"https:\/\/adra.org\/?p=41628"},"modified":"2026-04-13T16:37:53","modified_gmt":"2026-04-13T16:37:53","slug":"voahangy-a-woman-of-change","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adra.org\/fr\/voahangy-a-woman-of-change","title":{"rendered":"Voahangy, une femme de changement"},"content":{"rendered":"<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cSi je devais donner un titre \u00e0 mon histoire, je l'appellerais \u2018ASOTRY change des vies\u2019\u201d, d\u00e9clare Ravoahanginirina Marie Claudine, 31 ans, mari\u00e9e et m\u00e8re de trois enfants.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Connue sous le nom de Voahangy, elle vit dans le village d'Ambato Mitongoa Tambohobe dans la commune d'Anjoma, \u00e0 Madagascar.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-2-1024x682.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-41630\" srcset=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-2-1024x682.jpeg 1024w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-2-300x200.jpeg 300w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-2-768x512.jpeg 768w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-2.jpeg 1121w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voahangy a quitt\u00e9 l'\u00e9cole tr\u00e8s jeune parce qu'elle n'avait pas les moyens de continuer, et elle a eu du mal \u00e0 trouver un travail stable. \u201cPour gagner un peu d'argent, je portais les marchandises des gens sur ma t\u00eate, marchant 5 \u00e0 10 km jusqu'\u00e0 la commune d'Anjoma\u201d, dit-elle. \u201cJ'ai aussi essay\u00e9 de faire du petit commerce, mais m\u00eame l\u00e0, il \u00e9tait difficile de trouver suffisamment de nourriture chaque jour.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 2015, le projet ASOTRY, financ\u00e9 par l'USAID et mis en \u0153uvre par ADRA, a commenc\u00e9 \u00e0 travailler dans son village. Motiv\u00e9e par l'acquisition de nouvelles comp\u00e9tences, Voahangy a rejoint le projet en tant que m\u00e8re principale dans le cadre de son programme de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cApr\u00e8s la formation, mon r\u00f4le \u00e9tait de partager ce que j'avais appris avec d'autres m\u00e8res, notamment en mati\u00e8re de nutrition et d'hygi\u00e8ne\u201d, explique-t-elle. \u201cElles ont appr\u00e9ci\u00e9 ce soutien. Certaines m'ont m\u00eame dit que sans ces conseils, leurs enfants n'auraient peut-\u00eatre pas surv\u00e9cu.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En tant qu'agricultrice, Voahangy a \u00e9galement pris des initiatives. Elle s'est jointe \u00e0 17 autres agriculteurs pour former un groupe d'\u00e9cole d'agriculture de terrain appel\u00e9 \u201cFFS Miray Hina\u201d, dont elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9lue pr\u00e9sidente.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:20px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"559\" src=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-1-1024x559.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-41629\" srcset=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-1-1024x559.jpeg 1024w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-1-300x164.jpeg 300w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-1-768x419.jpeg 768w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Voahangy-a-Woman-of-Change-1.jpeg 1356w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Voahangy avec les membres de son FBA \u00e0 FIERMADA<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cNous avons appris de nouvelles techniques d'agriculture et d'\u00e9levage gr\u00e2ce aux FFS\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 Voahangy. \u201cAvant le projet ASOTRY, nous utilisions des m\u00e9thodes traditionnelles. Par exemple, avec 5 kg de graines d'arachide, je ne r\u00e9coltais que 30 kapoaka (bo\u00eetes), m\u00eame avec des engrais chimiques. Aujourd'hui, en utilisant des m\u00e9thodes am\u00e9lior\u00e9es comme le compostage, je peux r\u00e9colter jusqu'\u00e0 120 kapoaka. Ma production de riz a \u00e9galement augment\u00e9, passant d'une tonne \u00e0 plus de trois tonnes, m\u00eame sur un petit champ.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Son groupe, FFS Miray Hina, s'est ensuite transform\u00e9 en une Farmer Business Association (FBA), dont Mme Voahangy a de nouveau \u00e9t\u00e9 \u00e9lue pr\u00e9sidente. \u201cFaire partie de la FBA a apport\u00e9 de nombreux avantages\u201d, explique-t-elle. \u201cNous avons particip\u00e9 \u00e0 la foire nationale FIER MADA 2018 dans la capitale, Antananarivo, ce qui nous a permis d'entrer en contact avec des march\u00e9s plus importants. Le projet nous a \u00e9galement offert un t\u00e9l\u00e9phone et nous a form\u00e9s \u00e0 l'utilisation de Facebook pour promouvoir nos produits. Aujourd'hui, m\u00eame si nous vivons dans une r\u00e9gion isol\u00e9e, nous pouvons acc\u00e9der plus facilement aux informations sur les march\u00e9s.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Outre l'agriculture, Mme Voahangy g\u00e8re \u00e9galement un \u00e9levage de volailles. \u201cAu d\u00e9but, les gens avaient peur d'\u00e9lever des poulets \u00e0 cause des risques de maladie\u201d, explique-t-elle. \u201cApr\u00e8s la formation, je suis devenue travailleuse communautaire en \u00e9levage. Je m'occupe de la sant\u00e9 des animaux, notamment en vaccinant et en vermifugeant les poulets, et j'aide d'autres agriculteurs \u00e0 appliquer des techniques am\u00e9lior\u00e9es. Gr\u00e2ce \u00e0 ces comp\u00e9tences, j'ai maintenant 250 poulets\u201d.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voahangy s'est \u00e9galement engag\u00e9e \u00e0 soutenir sa communaut\u00e9. Elle dirige un groupe d'\u00e9pargne et de cr\u00e9dit villageois (VSL), qui aide les membres \u00e0 \u00e9pargner et \u00e0 investir dans leurs entreprises. \u201cEn tant que pr\u00e9sidente de notre VSL, j'utilise mes \u00e9conomies pour acheter des semences de qualit\u00e9 pour l'agriculture\u201d, explique-t-elle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En plus de ses nombreux r\u00f4les - m\u00e8re principale, chef d'exploitation, pr\u00e9sidente de coop\u00e9rative, \u00e9leveuse de b\u00e9tail et responsable VSL -, Voahangy est \u00e9galement une enseignante certifi\u00e9e en alphab\u00e9tisation ASOTRY. Pas \u00e0 pas, son implication dans le projet a am\u00e9lior\u00e9 la vie de sa famille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e9but 2017, elle a commenc\u00e9 \u00e0 rassembler des briques d'argile pour construire une nouvelle maison. La construction a commenc\u00e9 en novembre 2017, une fois que tous les mat\u00e9riaux \u00e9taient pr\u00eats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cGr\u00e2ce \u00e0 ce que nous a apport\u00e9 le projet ASOTRY, mon mari et moi avons pu construire notre maison\u201d, dit-elle. \u201cLorsque la communaut\u00e9 en a entendu parler, 120 personnes se sont port\u00e9es volontaires pour aider \u00e0 porter les briques en signe de soutien. J'ai \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s touch\u00e9e par leur enthousiasme. En moins d'un mois, la maison a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e - quelque chose que nous n'avions jamais vu auparavant dans le village.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Voahangy esp\u00e8re maintenant construire un entrep\u00f4t pour stocker ses r\u00e9coltes dans un avenir proche.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cSi je devais donner un titre \u00e0 mon histoire, je dirais \u2018ASOTRY change des vies\u201d\", d\u00e9clare Ravoahanginirina Marie Claudine, 31 ans, mari\u00e9e et m\u00e8re de trois enfants.<\/p>","protected":false},"author":42,"featured_media":41629,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[785,42,615,44,589,819,829],"tags":[869,1026,500,1020],"class_list":["post-41628","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-africa","category-agriculture","category-blog","category-economic-growth","category-livelihoods","category-madagascar","category-voices","tag-adra-international-project","tag-asotry-project","tag-usaid","tag-womens-empowerment"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41628","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/42"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=41628"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41628\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47853,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/41628\/revisions\/47853"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/41629"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=41628"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=41628"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/adra.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=41628"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}