{"id":15508,"date":"2019-05-29T11:01:34","date_gmt":"2019-05-29T11:01:34","guid":{"rendered":"https:\/\/international.adra.cloud\/?p=15508"},"modified":"2026-03-31T20:07:54","modified_gmt":"2026-03-31T20:07:54","slug":"emiliennes-story","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adra.org\/fr\/emiliennes-story","title":{"rendered":"Madagascar : L'histoire d'Emilienne"},"content":{"rendered":"<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"680\" src=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Story-Emilienne.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-28233\" srcset=\"https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Story-Emilienne.jpg 1024w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Story-Emilienne-300x199.jpg 300w, https:\/\/adra.org\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Story-Emilienne-768x510.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Avant 2015, Emilienne fron\u00e7ait toujours les sourcils. Cette m\u00e8re de quatre enfants \u00e0 Madagascar avait de bonnes raisons : son mari l'avait quitt\u00e9e, ses enfants avaient faim et elle n'avait pas les moyens de payer les frais de scolarit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cAvant, j'\u00e9tais tout le temps inqui\u00e8te\u201d, a d\u00e9clar\u00e9 cette m\u00e8re c\u00e9libataire. \u201cLorsque les gens me parlaient, je n'arrivais m\u00eame pas \u00e0 les \u00e9couter \u00e0 cause de mon inqui\u00e9tude.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>En 2015, Emilienne a entendu parler du projet de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire d'ADRA dans la ville de Bikily. En raison de son statut vuln\u00e9rable en tant que m\u00e9nage dirig\u00e9 par une femme, elle s'est qualifi\u00e9e en tant que b\u00e9n\u00e9ficiaire. Peu de temps apr\u00e8s, elle a commenc\u00e9 son \u00e9ducation agricole.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd'hui, gr\u00e2ce \u00e0 sa formation et \u00e0 l'acc\u00e8s \u00e0 des outils agricoles et \u00e0 des semences r\u00e9sistantes \u00e0 la s\u00e9cheresse, Emilienne est propri\u00e9taire et exploitante d'une ferme prosp\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cJe plante du sorgho, des patates douces, du manioc et du potiron\u201d, explique-t-elle. \u201cIl est important que je puisse cultiver ce que je mange. Je n'ai plus besoin d'acheter de la nourriture.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Le champ dans lequel se trouve Emilienne, une large bande de terre riche entour\u00e9e par les broussailles du sud de Madagascar, fournit plus qu'il n'en faut pour nourrir et habiller sa famille, payer les frais de scolarit\u00e9 et investir dans l'avenir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Sa culture principale, le manioc, couvre tout le champ pour la saison et produira quatre charrettes \u00e0 b\u0153ufs pleines du tubercule de base. Elle en conservera deux pour les manger et en vendra deux autres.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le calcul est simple, mais il change la vie : Emilienne poss\u00e8de 600 plants de manioc. Chaque plant produit 20 tubercules par saison. Vingt tubercules peuvent rapporter 1 200 ariary (environ $.50). \u00c0 la fin de la r\u00e9colte, elle gardera 300 boisseaux pour les manger et vendra les 300 autres pour environ $150 USD.\u00a0\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>La somme peut sembler faible au regard des normes am\u00e9ricaines, mais dans le petit village d'Emilienne, cet argent repr\u00e9sente tout pour sa famille. Il signifie que ses enfants iront \u00e0 l'\u00e9cole avec de la nourriture dans le ventre et des chaussures aux pieds. Cela signifie qu'elle peut envoyer son a\u00een\u00e9 \u00e0 l'\u00e9cole secondaire situ\u00e9e \u00e0 une heure de route. Cela signifie qu'elle peut acheter des meubles pour sa maison d'une pi\u00e8ce, et m\u00eame envisager d'emm\u00e9nager un jour dans une maison de deux pi\u00e8ces.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cMes enfants sont heureux\u201d, dit Emilienne avec un grand sourire. \u201cIls ont des chaussures, de bons v\u00eatements et un petit d\u00e9jeuner tous les matins.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette r\u00e9gion de Madagascar sujette \u00e0 la s\u00e9cheresse, les v\u00eatements et les repas consistants sont souvent difficiles \u00e0 trouver. C'est un fait qu'\u00c9milienne conna\u00eet bien, et elle a l'intention d'enseigner \u00e0 ses enfants comment \u00e9viter la pauvret\u00e9 et la famine qui sont si r\u00e9pandues dans cette communaut\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cJ'esp\u00e8re que mes enfants deviendront un jour fonctionnaires\u201d, a-t-elle d\u00e9clar\u00e9. \u201cMais s'ils ne r\u00e9ussissent pas \u00e0 l'\u00e9cole, je leur apprendrai \u00e0 r\u00e9ussir en tant qu'agriculteurs comme moi.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>\u201cAvant ADRA, je fron\u00e7ais toujours les sourcils\u201d, a-t-elle ajout\u00e9. \u201cAujourd'hui, je contr\u00f4le ma vie. Je suis autonome. J'ai confiance en moi et je suis heureuse.\u201d<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avant 2015, Emilienne fron\u00e7ait toujours les sourcils. 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